L’an 01

mars 2008

Jacques DOILLON
France – 1972 – 1h30

 

 

La guerre sans la guerre ! Une révolution nouvelle, universelle, est enclenchée un beau matin par tous ceux qui en ont assez : à l'heure dite, on arrête tout et on se met à réfléchir, à vivre ! Les gouvernements affolés se demandent comment mettre fin à ce mouvement tandis que les hommes d'affaire se suicident en masse ...

 

 

Après plusieurs courts métrages,Jacques Doillon se fait connaître en 1972 avec son premier long métrage L'an 01. Deux collaborateurs de prestige, Jean Rouch et Alain Resnais viennent tourner chacun une séquence. En 1974, Les doigts dans la tête attire l'attention sur son travail. Lorsque Maurice Pialat décline l'offre de Claude Berri de tourner Un sac de billes, c'est François Truffaut qui suggère au producteur d'engager Jacques Doillon pour mettre en images le best-seller de Joseph Joffo. Après trois ans de silence, il tourne successivement deux films en 1978, La femme qui pleure  et La drôlesse. En 1981, avec La fille prodigue, il aborde avec tendresse le sujet délicat de l'inceste. En 1984, La pirate, film violent dans lequel Jane Birkin joue le rôle d'une femme tiraillée par ses sentiments, divise. Mais Jacques Doillon conserve de farouches défenseurs, comme l'atteste le succès du Petit criminel, plus gros succès commercial de son auteur à ce jour. Jacques Doillon s'affirme comme un fin observateur de l'enfance et de l'adolescence, prismes de la société dans son ensemble. Le jeune Werther (1992), Ponette (1996), Trop peu d'amour (1998), Petits frères (1999) ou Carrément à l'ouest (2001) sont dans cette lignée. Ses films suscitent encore souvent débat. En 2003, Raja, reprend un thème cher au cinéaste : la rencontre impossible entre des êtres que tout oppose, un séducteur occidental et une jeune marocaine.