Kommunalka

mai 2008

Françoise HUGUIER 
France - Inédit - 1h37

SELECTION Agence pour le Cinéma Indépendant et sa Diffusion

 “Kommunalka” prend pied dans un appartement communautaire de Saint-Pétersbourg. Ce mode de vie, intimement lié à l’histoire soviétique de la Russie, n’en reste pas moins d’actualité.
De nos jours, en raison de la crise économique, environ 90 000 logements sont occupés sous la forme communautaire.
Plus qu’une vie de communauté, il s’agit plutôt d’une vie de promiscuité.
A travers ses habitants, le film porte un regard sur le quotidien d’un appartement, sur les rapports humains spécifiques qui se développent dans un tel mode de vie. L’appartement communautaire est le lieu de partage d’individus qui vivent ensemble par absence de choix.
Un lieu où on s’ignore le plus souvent, un huis clos, qui fonctionne presque comme un décor et où s’exposent et explosent les contradictions de l’être humain et celles d’une culture et d’une société russes en pleine redéfinition.




Françoise Huguier, grande voyageuse, elle est passionnée par l'Afrique dont ses photographies feront l'objet de deux ouvrages “Sur les traces de l'Afrique fantôme” et “Secrètes” publiés respectivement en 1990 et en 1996. Elle crée la première Biennale de photographie africaine à Bamako en 1994.
Lauréate de la Villa Médicis hors les murs pour “Sur les traces de l'Afrique fantôme”, elle reçoit à nouveau cette distinction en 1993 pour son livre “En route pour Behring”, journal de bord d'un voyage solitaire en Sibérie. Ce travail lui vaut un prix au World Press cette même année. Elle passe ensuite plusieurs années à Saint-Pétersbourg où elle tournera “Kommunalka” et sortira un livre “Komunalki” en avril 2008. Tous ses livres ont fait l'objet d'expositions qui ont voyagé dans le monde entier.



L’Orchestra di piazza Vittorio

avril 2008

Agostino FERRENTE
Italie - Inédit - 1h30

Le vendredi 23 mai, 21h30
Projection sur la plage de la Rague


Le film est un journal de bord sur la naissance du désormais célèbre Orchestra di Piazza Vittorio, un groupe né à l’initiative de Mario Tronco, clavier des «Avion Travel » et Agostino Ferrente, réalisateur. Ils ont en effet réuni, dans un quartier de Rome où les italiens sont « une minorité ethnique », un groupe de musiciens de rue (ou non) venant des quatre coins du monde. Cinq ans de documentation, trente musiciens, quinze nationalités, un quartier, un cinéma sauvé, une association culturelle pour un extraordinaire mélange multiethnique d’histoires, d’humanité et de musique. Une histoire loin des clichés et des déterminismes.




Agostino Ferrente, réalisateur et producteur, est né le 28 octobre 1971 à Cerignola. Assistant réalisateur de Silvano Agosti et de Nico Cirasola, il obtient la reconnaissance dans les festivals internationaux pour ses courts-métrages Poco più della metà di zer en 1993 et Opinioni di un pirla en 1994. Il réalise avec Giovanni Piperno deux documentaires primés de nombreuses fois : Intervista a mia madre et Il film di Mario. En 2001, il fonde à Rome le groupe Apollo 11 qui va sauver le cinéma-théâtre Apollo, un monument en Italie, qui devait être transformé en salle de jeux. Avec Mario Tronco, du groupe Avion Travel, il crée l'Orchestra di Piazza Vittorio qui va devenir un film….


« J’ai été le témoin et j’ai participé à une histoire d’immigrés qui envers et contre tout finit bien et je me suis dit qu’en ces temps, il est peut être important de raconter une histoire comme celle de l’Orchestra. »
Agostino FERRENTE




Les femmes du mont Ararat

février 2008


Erwann BRIAND 
France – 2007 – 1h25

 

Grand Prix du Festival du film de montagne d'Autrans en 2007

En 1996, au Kurdistan les femmes rejoignent la guerilla kurde du PKK et décident de créer leur propre armée, totalement indépendante de celle des hommes. Le film retrace la vie d'un "manga" de femmes, l'unité de base de la guerilla composé de six combattantes.
En constant déplacement, sans réel autre but que celui de gravir la prochaine montagne, elles guettent un ennemi invisible. Entre manoeuvres militaires et tâches quotidiennes, l'intimité de ces femmes se dévoile peu à peu, révélant, au delà du groupe, les destins individuels. Là où la vie est une question de survie, leur humanité transcende leur condition de soldat et les libère de celle de femme soumise.

Erwann Briand est né en 1971 en France. Après une série de voyages en Europe de l’Est, il s’installe en Pologne où il intègre l’Ecole de Cinéma de Lodz en section mise en scène.
Au contact de cinéastes comme Wojciech Has ou Krzysztof Kieslowski ,il découvre une qualité de regard proche de sa sensibilité.
De retour en France, en 1996, il travaille comme réalisateur et scénariste.

"Je voulais réaliser un film sur des femmes qui prennent les armes. Chez un Kurde, ici en France, il y avait sur les murs des affiches de femmes du PKK; j'ai su alors que j'avais mon sujet. (...)  Je voulais donner une autre image de la femme, en réaction à une photo qui avait été éditée lors de la guerre en Afghanistan et qui montrait une femme en burka. C'est l'image que nous avions alors d'une femme écrasée, victime, muselée. Celles du mont Ararat sont dynamiques, indépendantes, elles prennent leur destin en main."

Erwann Briand

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Grands soirs et petits matins

février 2008


William KLEIN
France – 1968 – 1h40

 

  

Mai 68 : William Klein filme au jour le jour des assemblées, débats improvisés, utopie en marche. Monté dix ans après les événements, le film est une passionnante chronique alliant la chaleur lyrique du direct au recul ironique et critique.






Photographe, peintre, cinéaste, William Klein, né en 1928 à New York excelle dans la diversité. Il débute par la peinture puis rapidement, il pratique la photographie. En 1956, William Klein publie un livre de photographies sur New York, très remarqué. En 1959, il travaille avec Louis Malle sur Zazie dans le métro, premiers pas dans le cinéma. Expérience qu’il renouvellera aux côtés de Fellini. Puis, il décide de tenir lui-même la caméra.. Entre critique sociale et réel engagement, la caméra à l’épaule ou appareil photo à la main, William Klein s’engouffre au plus près de combats qui le préoccupent : il suit le noyau dur de mai 68, filme des icônes noires comme Mohammed Ali ou les Black Panthers.

 





Rue Santa Fe

février 2008


Carmen Castillo
Chili, France, Belgique – 2007 – 2h40

 

 

Ce documentaire interroge sur le sens de l'engagement militant à travers l'histoire du leader du MIR, Miguel Enriquez, assassiné en 1974 par la police secrète de Pinochet. Carmen Castillo, jeune résistante à l'époque est blessée, sauvée in extrémis et s'exile en France. 30 ans après elle retourne avec sa caméra sur les lieux où sa vie a basculé.







"Je pense qu'on ne comprend jamais comment il est possible de survivre à la perte d'un grand amour, comment on survit à l'absence. Et pourtant ma mémoire est passée de l'horreur et du mal au bien. Pendant longtemps, il n'y a eu pour moi au Chili que des fascistes. Même si je savais qu'on trouvait encore de l'humain entre les prisonniers, dans les maisons de torture et dans les camps, je n'avais qu'une seule perception, celle du mal et de la peur. (...) Je suis revenue filmer dans la rue Santa Fe comme une personne qui revient  là où une vie a été brisée. Mais j'ai compris enfin cette manière d'être, cette façon de lutter d'un peuple qu'on n'avait jamais consulté, à qui on n'avait jamais demandé son opinion sur la dictature. (...) Du film centré sur une histoire personnelle, je passe à un film choral, celui des voix d'une génération de révolutionnaires".

Carmen Castillo